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Le mercredi 9 juin, 24 enfants se sont rassemblés dans le majestueux bâtiment de l’Opéra de Lyon. Ils ont pu découvrir les lieux et participer à une discussion et des exercices autour de la danse, en compagnie d’une danseuse du ballet de l’opéra, Julia Carnicer.

Un forum dans un lieu particulier

Le groupe composé de 8 enfants de CM1 et de 16 enfants de CM2 ont eu la chance de se rendre dans la salle de répétition du ballet de l’Opéra de Lyon. Pour cela, il a fallu grimper les étages qui menaient à cet endroit, perché au sommet du bâtiment. En chemin, Karine Chièze, attachée aux actions culturelles de l’opéra, a présenté au groupe la grande salle où se produisent opéras et ballets. Des techniciens s’affairaient sur scène pour tout vérifier avant la représentation générale du soir. L’ascension en valait la peine, puisque l’on peut découvrir une vue imprenable sur l’hôtel de ville et sur la colline de Fourvière par les baies vitrées.

Peut-on tous danser comme on est ?

La discussion, initiée par Bernard Noly des Francas du Rhône, commence par aborder l’art de l’opéra. Cependant, le forum d’aujourd’hui concerne plus particulièrement la danse. L’animateur, vêtu d’un jean et d’un t-shirt, demande au groupe s’il pourrait monter sur scène et danser avec cette tenue. Pour les enfants, la réponse est négative. Pour pouvoir danser, il faut « des pantalons spéciaux, souples », et on ne porte pas de masque chirurgical sur scène. Julia, danseuse dans le ballet de l’Opéra, corrige en expliquant qu’il faut effectivement des vêtements confortables pour danser, mais que si l’on arrive à exécuter correctement la chorégraphie, alors on peut s’habiller comme on le souhaite. L’Opéra de Lyon présente un certain nombre de ballets contemporains, ainsi Bernard pourrait tout à fait monter sur scène vêtu de cette manière.

Ce que la danse apporte

Le groupe est plutôt réceptif à l’art de la danse. Beaucoup ont déjà vu des spectacles de danse partout dans le monde, dans des salles de spectacles, dans la rue ou même à la télévision. Eux-mêmes dansent également, que ce soit en cours de danse classique ou jazz, aux mariages ou même tout seul. En effet, une enfant explique que lorsqu’elle n’a rien à faire, elle met de la musique et elle se met à danser. L’animateur demande également ce qu’apporte la danse à ceux qui la pratiquent. Pour le groupe, c’est une manière d’exprimer ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives. On danse lorsque l’on est heureux, mais on peut aussi utiliser cet art pour se défouler. Au fil de la discussion, il se dessine que danser est une activité accessible à tous. Une enfant déclare que « par exemple là, on pourrait tous se lever et danser, on a besoin seulement de soi ».

Des exercices pour s’initier à la danse

Pour illustrer ce principe d’universalité, Julia propose un certain nombre d’exercices au groupe. Elle rappelle que personne n’est « nul », que chacun peut danser en fonction de ses capacités et que le principal est de s’amuser avant tout. La danseuse propose d’abord des exercices par deux. Les enfants doivent trouver l’équilibre en se tenant par les mains, puis dos à dos. Ensuite, pour travailler la coordination, les enfants traversent la salle en diagonale en effectuant trois grands pas puis en sautant à pieds joints. Les exercices suivants permettent d’exercer l’imagination du groupe. Ils deviennent ainsi tour à tour des sardines, des robots, des personnes évoluant sous l’eau ou encore sur un sol brûlant. Ces jeux ont pour but de leur permettre de prendre conscience du poids et de la place de leur corps le bouger en fonction de contraintes données.

D’abord un peu réticents, les enfants ont été enthousiasmés par les exercices. Les plus timides se sont peu à peu libérés devant l’absence de jugement et la liberté qu’offraient les jeux. Nous avons donc pu conclure que la danse est universelle.

Pour en savoir plus sur les forums des enfants citoyens, vous pouvez consulter le programme 2021.